Que faire après avoir travaillé dix ans dans la restauration rapide ?

 

 

Patrick est assistant manager dans la restauration rapide 

C'est la question que je me posais depuis plus de deux ans. Je voulais continuer à évoluer professionnellement, tout en trouvant des horaires moins contraignants que ceux qui sont les miens en tant qu'Assistant Manager dans un établissement de restauration rapide. Mais je n'arrivais pas à quitter une ambiance de travail plutôt bonne et une activité professionnelle qui me plaît. Et, sans savoir quoi faire en dehors de la restauration rapide que je voulais quitter, le marché du travail est quand même effrayant avec ses millions de chômeurs.

Mon patron m'a alors proposé d'être accompagné pour définir un projet professionnel. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, mais j'ai accepté de rencontrer le consultant que mon patron avait retenu pour m'aider.

Un premier entretien nous a permis de faire connaissance et surtout m'a rassuré. Je me suis senti accepté dans tous les aspects de mes difficultés, sans jugement. J'ai pu parler de mes contraintes, de mes craintes, de mon parcours, de mes désirs en toute confiance. Je dois dire que cela fait vraiment du bien. J'ai donc accepté l'accompagnement avec Alain que me proposait mon patron.

 

Nos objectifs étaient qu'à la fin de 10 séances d'1h30, à raison d'une séance par semaine, je puisse : 

  •  Choisir un métier qui soit en rapport avec mes capacités, mes compétences et mes motivations.
  • Savoir quelle est la formation que je devrai suivre, et dans quelles conditions.

 

Le bilan professionnel

La première étape a consisté à revisiter tout mon parcours professionnel, tout ce que j'avais fait depuis ce Bac en génie climatique que je n'ai pas exploité. Après avoir arrêté mon BTS en génie climatique, je suis entré dans la restauration rapide. En dix ans, j'y ai gravi les échelons jusqu'à 2d assistant manager. Alain m'a aidé a formalisé les compétences que j'ai acquises tout au long de ses années qui m'ont beaucoup appris et bien formé, c'est certain.

Cette étape de bilan professionnel a permis d'élaborer mon Curriculum Vitae, le fameux CV. Je découvrais en même temps qui je suis professionnellement, et ce que je pouvais offrir, proposer à un employeur.

A ce stade du travail, une vraie révolution s'est opérée. J'étais parti sur l'idée de revenir au génie climatique, en pensant, en espérant accéder à un bureau d'études. J'ai dû me rendre compte que ce ne serait pas si facile :

  • Je devrais mettre à jour mes connaissances acquises pour mon Bac, que je n'avais jamais utilisées.
  •  Avec un Bac obsolète et sans expérience dans le domaine, j'avais peu de chance d'accéder au BTS, et donc éventuellement aux bureaux d'études.
  •  Avec le Bac, les emplois accessibles dans le génie climatique sont des emplois dans la maintenance et le dépannage ou l'installation, qui demandent une grande disponibilité en termes d'horaires, ce dont justement je ne veux plus dans mon travail actuel.

 

Par contre, ce bilan professionnel m'a permis de prendre conscience des compétences que j'avais acquises au cours de mon parcours dans la restauration rapide : le management d'équipes dans un environnement stressant, la formation sous forme du tutorat des nouveaux équipiers quand ils arrivent dans un restaurant, la gestion des stocks et des commandes.

Il me fallait donc me tourner vers d'autres métiers. Deux pistes commencent alors à se dessiner : la distribution et les métiers de la logistique. Mais comment choisir celui qui me conviendra ?

 

La confrontation avec la réalité

La consultation des offres d'emplois et des référentiels métiers concernant ces deux branches professionnelles m'aide à me faire une idée plus précise de ce qui m'attend. Et de la formation dont je vais avoir besoin pour accéder à un nouveau métier.

 

Le choix

En parallèle, Alain me fait explorer mes stratégies de réussite : comment je fais quand je réussis ce que je fais ? Il est surprenant de voir que des expériences aux contenus différents recèlent des éléments communs, les mêmes critères, qui en font des expériences de réussites.

Je sais alors ce que je dois rechercher comme conditions de travail pour réussir dans mon prochain poste.

 

Avec le retour des vacances, j'ai pris ma décision : je vais m'engager dans les métiers de la logistique.

Avec Alain, nous définissons le type de poste auquel je peux accéder. Les référentiels métiers nous guident sur le type de postes accessibles, compte tenu de mon niveau de formation et de mes compétences. Les fiches des formations des divers organismes nous permettent de valider mon positionnement, et par voie de conséquence, mon choix.

Le diplôme est choisi : ce sera le Titre Professionnel de Technicien Supérieur (niveau III, bac + 2) en méthodes et exploitation logistiques. Reste à déterminer le lieu et les dates, en fonction des informations fournies par les organismes de formation.

L'AFT-IFTIM, spécialisé dans le transport et la logistique, et l'AFPA ont des centres accessibles pour moi. Une formation AFPA démarre en septembre 2013, mais je peux d'ors et déjà postuler pour être reçu aux tests et à l'entretien de sélection. Ma candidature est lancée.

 

Ma conclusion de coach

Patrick tournait en rond depuis deux ans, ne sachant pas vers quoi il voulait se diriger.

En deux mois, dix séances d'1h30, il a fait un bilan, appris à mieux se connaître professionnellement et il a choisi un métier avec la formation qui y donne accès.

C'est le désir et l'engagement, entre autre financier, de son employeur, son propre engagement à évoluer en dépit des craintes légitimes qui pouvaient être les siennes, qui permettent que cette transition démarre et réussisse. Grâce à un plan méthodologique éprouvé, bien sûr. 

Maintenant, Patrick sait où il va, et pour quoi il y va.